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Jeudi 6 août 2009

Comme dirait l'immémoriale Mariah Carey :

" I still believe that after every storm, eventually a rainbow appears."

C'est niais, et alors ? je m'en fous, de toutes façons, je suis en mode "niais". Et franchement, ça ne me va pas aussi mal que j'aurais pu le penser !

Je suis mêêêêêêêêêêrveilleusement impressionnée par la rotondité de la lune, par le parfum de certaines fleurs, par les effluves de l'humus après la pluie, par les pattes délicates des araignées, j'aime écouter Tom Waits, m'enduire de crème pour rien, prendre des douches de deux heures en me foutant royalement de l'écologie, me limer les ongles, lire Anna Karénine en pensant à autre chose, bouffer des chamallows, mettre d'immondes lunettes de soleil pour me dorer la pilule dans le jardin, écouter Noa, faire le repassage en hurlant sur Céline Dion, apprendre par coeur les sms que je reçois, envoyer des cartes postales, recevoir des cartes postales, danser comme une folle sur Michel Jaqson (le frère frenchie de Mickael Jackson, j'ai décidé) faire des compos merdiques à la harpe, appeler mes copines, chatter sur MSN sans ressembler à une geekette, rêvasser à des voyages sans prendre la peine de les organiser, prendre des photos de trucs qui servent à rien, faire des grimaces, aller faire du lèche vitrine pour rien, manger des chips...

 

ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaaha.

 

LIFE IS BIOUTIFOULE

 

Par LaRa
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Mardi 14 juillet 2009
Rien ne sert de mourir, il faut serrer les poings.


Par LaRa
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Dimanche 28 juin 2009





"Sorti de l'arche du réel, [Onuphrius] s'était lancé dans les profondeurs nébuleuses de la fantaisie et de la métaphysique [...] Il eût été capable, sans cette tendance funeste, d'être le plus grand des poètes, il ne fut que le plus singulier des fous. Pour avoir trop regardé sa vie à la loupe, car son fantastique, il le prenait presque toujours dans les événements ordinaires, il lui arriva ce qui arrive à ces gens qui aperçoivent, à l'aide du microscope, des vers dans les aliments les plus sains, des serpents dans les liqueurs les plus limpides. [...]

M. le docteur Esquirol fit, l'année passée, un tableau statistique de la folie.

 

 

Fous par amour.........................Hommes 2 Femmes 60

Fous par dévotion...................................6..............20

Fous par politique..................................48..............3

Fous par perte de fortune......................27............24

Pour cause inconnue..............................1................0"

Théophile Gautier, Récits Fantastiques, "Onuphrius".
*
Résultats pas très glorieux pour ces messieurs, pointant du doigt l'orgueil de l'ambition démesurée, l'amour du Matériel, et le désintérêt des nobles sentiments dont les gratifient pourtant ces dames.

Amis du soir, bonsoir.

Par LaRa
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Mardi 23 juin 2009
Maxime : "non mais Laure, tu peux pas arrêter de changer de mode toutes les trente secondes ?"

Ce que j'aurais répondu si j'avais eu du répondant : (oooh le joli petit polyptote !) :
"Pas là, non. Vois-tu, les gens ont besoin de mettre les autres dans des petites cases avec une jolie étiquette dessus. Parfois, il est difficile de mettre un nom sur l'étiquette, mais en général, ils s'accordent pour un trait de la personnalité particulièrement saillant. On va donc avoir des petites cases arborant le nom de "chieuse", "marrant", "gros lourd", "intello", "séductrice", "gentil mais un peu con". Parfois les étiquettes sont nuancées "chic type avec les femmes mais gros bâtard avec ses collègues", "femme de caractère soumise au pieu"...

 Pour ne pas trop changer la tendance, et pour éviter l'étiquette-dont l'inscription est fort souvent indélébile- j'ai décidé de m'approprier le concept du "mode", sorte de pseudo MSN changeant au gré des humeurs, qui ne perturbe pas ton identité-sinon on s'y perdrait-mais qui autorise chacun à se mouvoir au gré de son envie, dans une sorte de liberté toute-puissante.
Car l'étiquette asservit l'homme, mes petits amis.

Démonstration :
Imaginons une conversation entre deux commères déblatérant leurs commentaires sur le meurtre de la femme de Poupouf (pourquoi pas ? Je donne les noms que je veux.) par i-celui.
"je ne le comprends pas, Poupouf, il était pourtant si tendre avec sa femme, un vrai nounours, une peluche, je te dis... Ouais, il l'a balancée du haut du 3e étage. C'est fou, je l'aurais jamais cru !"
Ben évidemment nouillasse, tes yeux sont restés rivés sur l'étiquette toute puissante : poupouf = gentil gros coq en pâte. Si le concept de "mode" avait existé avant, si Poupouf avait pu deux secondes avant d'empoigner sa grognasse de femme (car je l'imagine avec une grognasse de femme qui avait mérité de se faire balancer par la fenêtre, peut-être juste parce qu'elle n'avait pas su déceler chez Poupouf l'étincelle de rage folle dans ses yeux au moment où il éjaculait en elle, et qu'elle l'avait réduit à la bonne pâte tranquille qu'il n'était qu'en surface), je disais, si Poupouf avait pu deux secondes avant de la balancer, hurler au monde qu'il était en mode "violent", alors toutes les commères auraient été rassurées, et on se serait dit :"d'accord, Poupouf est une bonne pâte, mais des fois, il est violent."

 Là je pointe du doigt la limite du concept de "mode". Le mode n'est qu'une sorte d'ajout à l'étiquette. Moi par exemple, je serai toujours la petite femme sage, et si je pète un câble de temps en temps, on mettra ça sur le compte du Ca qui doit quand même des fois bousiller le Sur-Moi à coup de tronçonneuse électrique, pour montrer que, quand même, il existe, bordel de merde, et qu'il a droit à l'expression au même titre que le Moi.
 Ce qu'il y a de bien-ou de pervers- avec le "mode"; c'est qu'il est par essence éphémère, et donc, rassurant : "ça va lui passer". On mettra donc les désirs de folie au rang de la chose sans conséquence, parce que passagère.
En revanche, lorsqu'on commence, comme moi, à accumuler les modes, à en changer toutes les trente secondes, on affirme certes sa liberté, mais on pointe aussi du doigt l'imprécis contour de la personnalité qui change, et dont on a du mal à dégager une ligne directrice. Les "modes" ne remettent jamais en question le "moi", ils sont en quelque sorte un ajout, un prolongement, un petit truc déviant dont on n'arrive pas à déterminer l'origine mais qui demeure en contradiction totale avec ce qu'on croit être.




Si vous n'avez pas décroché jusque là, je ne vous invite pas à poursuivre, parce qu'après tout, vous êtes absolument libres de me dire "fuck" et de vaquer à vos occupations, qui sont certainement fort intéressantes, mais je vous dit quand même que ça m'a fait plaisir que vous ayez tenu jusque là sans vous arracher les cheveux.

Si je vous raconte tout ça, ce n'est pas parce que ça m'amuse de déblatérer une masse informe d'idées qui peinent à trouver un mode d'expression cohérent, c'est d'une part parce que je m'ennuie (mais ça vous n'êtes pas censés le savoir), d'autre part parce que récemment, j'ai été indignée par la remarque de mon chef d'Action Contre la Faim à mon égard.


Alllezzzz, je me fais plais' (après tout, c'est mon blog, je choisis les sujets que je veux traîter, et si yen a qui boudent, qu'ils boudent. Non mais.)
Mon cher chef, qui trouvait que je n'étais guère suffisamment rentable (allez savoir pourquoi, l'animal s'était mis dans la tête que j'étais capable de faire adhérer toute la population lyonnaise à la noble cause d'Action Contre la Faim !) a essayé de comprendre la CAUSE de mon relatif échec. Après m'avoir observée, puis prise à part pour une "simulation" où il faisait semblant d'être un passant dans la rue, et moi, ben je jouais le rôle de moi. S'est ensuivi de cette étrange confrontation la conclusion suivante : je n'étais pas naturelle avec le mec que j'abordais.
"Laure, franchement, tu joues un rôle, là, ca va pas du tout, honnêtement, tu n'es pas la Laure que je connais !"
Bon, là, sois tu pointes du doigt l'absurdité de sa pensée, étant donné que j'ai du mal moi-même à déterminer qui est Laure, qui se cache sous ce foutu prénom, et que c'est certainement pas un type qui me connaît depuis une semaine qui aura su le déterminer avec suffisamment de justesse, soit, option que je n'ai pas retenue, tu essaies tant bien que mal lui expliquer le concept des "modes". Avec lui, j'étais en mode "pucelle effarouchée" malgré moi, pour des raisons que je ne vais pas détailler car cela m'emmènerait trop loin de mon propos, avec les gens dans la rue, en mode "j'aime les gens, et on va vivre dans Bisounours Land si vous me filez des thunes pour cette asso qui déchire".


Voilà. C'est fait. Je ne sais plus où je voulais en venir. On a qu'à dire que cette fin est bien, non ? Et que je suis en mode "inachevé".


Par LaRa
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Lundi 22 juin 2009

"Chacun souffre de disparaître, non entendu et non aperçu, dans un univers indifférent, et de ce fait il veut, pendant qu'il est encore temps, se changer lui-même en son propre univers de mots. Quand un jour (et ce sera bientôt) tout homme s'éveillera écrivain, le temps sera venu de la surdité et de l'incompréhension universelles."

 

 

 

 

Par LaRa
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Vendredi 5 juin 2009
Je suis en mode "si je ne trouve pas avant ce soir le parfum de ma vie, je meurs."
 Je suis décidément abonnée au Magnifique dont je suis tombée amoureuse, mais j'ai envie de trouver le parfum capiteux qui fera tourner la tête aux hommes et dont le sillage enchantera les mâles...

C'est quoi, le parfum de votre vie ?

Pronostics pour celles avec lesquelles j'en ai déjà parlé, que j'ai traîné de forces des heures durant dans les Sephora, Marionnaud et autres :

Aurore : Insolence, de Guerlain ?
Martine : J'adore, Absolu, de Dior (j'en suis sûre)
Hélène : Black XS de Paco Rabanne, ou l'Absolutely Irresistible de Givenchy
Prunelle : Poison de Dior, Angel de Thierry  Mugler
Marie : (bonne question, vas-tu me dire) Cristalle de Chanel ? Et tous les Hermès.
Lucie : Classique de Jean Paul Gaultier
Prune : j'hésite... oooh je ne me souviens plus... mais je me souviens de ton admiration pour L'Instant de Guerlain
Alice : Flower de Kenzo
Léa : L'Instant de Guerlain ?

Moi, j'hésite :
Les classious :
-Chanel : Coco Mademoiselle, Chance, Allure Sensuelle
-Emporio Armani
Les fruités :
Diesel, Délices de Cartier, Lolita Lempicka, Magnifique de Lancôme, Scarlett de Cacharel
Les fleuris :
Absolutely Irresistible de Givenchy, Flower de Kenzo, Datura Noir de Serge Lutens, Paris de Yves Saint Laurent
Les cristallins :
Cristalle eau Verte de Chanel, Fleur d'Eau de Rochas
Les boisés :
Féminité du bois de Serge Lutens
Les capiteux :
Louve de Serge Lutens
Les voluptueux :
London de Burberry, Cinema de Yves Saint Laurent
Les parfums d'homme :
Power de Kenzo, Allure de Chanel, Le Mâle de Jean Paul Gaultier.
Par LaRa
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Dimanche 31 mai 2009

(Ne vous fiez pas à l'apparent désespoir, la folie n'est que mise en scène et jeu, laissez-vous porter par la mélancolie, cette datura vénéneuse qui ravit-enchante-tue !)

C'est la fin d'une ère, encore, la fin de cette année étrange faite de longs moments de solitude, d'instants de bonheur, et d'apprentissage de résistance à l'ennui... Une année assez médiocre, finalement, dont je retiendrai peu de choses, hormis le charme d'une amitié sincère, et le déniaisage de ma personne, étranges expériences de feu qui me laissent étourdie, ravie-folle.

L'année prochaine, je me consacre à l'étude du Ravissement, j'en suis heureuse... Quoique je redoute l'ennui, toujours !

Mais pour l'heure, je pense à ces prochains mois d'ennui qui se profilent, n'ayant pas su avoir la motivation nécessaire pour trouver réellement un job, en dépit d'un peu de bonne volonté.

Etrange condition que celle de l'étudiant de vingt ans, sorte de rebut de la société, à sa charge quoique promis à une nécessaire utilité...

Que ce concept "d'utilité'' est chiant, aussi !

Je me retrouve aujourd'hui bien inutile, charge sublime, énorme poids vide, grosse araignée lascive qui se repaît des miettes qu'on veut bien lui laisser pour assurer son existence d'insecte nuisible ! Mais réjouissons-nous de tout ce temps qu'on veut bien livrer au néant, à la contemplation béate du plafond, à la lecture-inutile?-de ce Balzac trop longtemps ignoré, soyons trop égoïstes et satisfaisons-nous, toujours, de ce bonheur qui se profile sans qu'on parvienne jamais à l'atteindre, incandescent, évanescent, fourbe et trompeur !

"Soon darkness will descend upon my eyes
Untarnished blood be petrified within my core

Innocent skin growing dark in the everlasting night.

Come to me, Death, and bring me in your arms

In your palms I'll feel secure and safe !

Denying all my past, I'll recover purity

Exploding from my bosom forevermore."

 

  -------Comme dirait Tuomas : "This is the end of all hopes !"-------

 

Par LaRa
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Vendredi 22 mai 2009
Ya encore des déglingués du bulbes qui continuent d'aller sur ce blog merdique, apparemment.
J'ai envie de le trucider, ça se peut ?
Par LaRa
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Vendredi 17 avril 2009

{Cet article devrait s'intituler : "Des bénéfices à être célibataire". Mais je préférais lui donner le titre d'une des meilleures chansons de ce cher siphoné qu'est  Marilyn Manson. Ne vous interrogez donc point sur mes motivations, elles ne sont justifiées par rien de bien rationnel. et si vous n'êtes pas contents, c'est pareil. Vu ?}

1. S'acheter des trucs à soi, et pas à lui, en repensant le "je".
2. S'épiler si et seulement si on a envie (jamais).
3. S'habiller avec des fanfreluches à paillettes si l'envie nous en prend.
4. Fantasmer sur le premier venu sans culpabiliser.
5. Pouvoir remettre ses petites culottes trouées qu'on affectionne tant et dont on ne parvient pas à se séparer.
6. Se lever à l'heure qu'on veut et s'en foutre d'avoir des yeux de porcinet ou des cheveux impossibles à démêler .
7. SE COUCHER A L'HEURE QU'ON VEUT (20h maxi)
8. Avoir le temps de s'ausculter le nombril (S'ausculter le nombril, c'est toujours utile !).
9. draguer le premier Charlie venu (même s'il s'appelle Charlie).
10. Sortir si et seulement si on l'a décidé, avec qui on veut, quand on veut.
11. Revoir ses ex et savoir qu'on peut leur redonner gracieusement le droit de baver devant nous (en toute chasteté).
12. se prendre pour Scarlett Johannson. La cellulite en moins, le cerveau en plus.
13. Si cellulite il y a, se consoler avec du chocolat. Sans culpabiliser.
14. ne plus avoir besoin de cacher ses CD de Lara Fabian.
15. Se marrer en voyant la tronche désespérée des hommes mariés, et leur faire un sourire enjôleur pour leur faire regretter leur fidélité.
16. Critiquer les mecs avec ses copines.
17. Se faire draguer par des quinquagénaires canons. En toute impunité.
18. ne plus avaler cette stupide pilule qui nous rend acariâtre.
19. Consacrer le budget "préservatifs" à l'achat de robes d'été.
20. passer un après-midi à se vernir les ongles de doigts de pieds pour rien. En hurlant du Witney Houston.

Mais j'arrête, car je sens que les autres femelles vont m'envier ! (ou déceler ma frustration tenace !)

Par LaRa
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Dimanche 1 mars 2009


Trees have dropped their leaves,
Clouds their waters
All this burden is killing me
Distance is covering your way,
Tears your memory
All this beauty is killing me
Oh, do you care,
I still feel for you
So aware,
What should be lost is there
I fear I will never find anyone
I know my greatest pain is yet to come
Will we find each other in the dark
My long lost love




Par LaRa
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